« Si l'écho de leurs voix faiblit, nous périrons. » — Paul Eluard
27 janvier 1945, le monde face à l’horreur
Il y a 81 ans, le 27 janvier 1945, l’Armée rouge libérait le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, une étape qui restera à jamais gravée dans la mémoire collective comme l’un des moments les plus solennels de la deuxième guerre mondiale et donc de l’histoire moderne. Ce jour-là, près de 7 000 prisonniers, gravement affaiblis par les privations, les travaux forcés, la faim et une violence quotidienne inhumaine, furent trouvés encore vivants dans les baraquements glacés par les soldats soviétiques. Leur survie même était un témoignage de l’inhumanité délibérée des traitements qui leurs furent infligés derrière les barbelés — en pleine connaissance de la plupart des Allemands et de la Wehrmacht qui tentera, et tente toujours de se dédouaner en tentant de ne rendre responsables que des « nazis » officiels. La découverte de ce camp, jusqu’alors seulement partiellement documentée, fit basculer la connaissance publique du génocide nazi. L’horreur industrielle des chambres à gaz, des crématoires et des sélections morbides furent exposée au monde entier.
Auschwitz n’était pas un simple camp de travail ; il fut l’un des principaux centres de mise à mort de la Shoah. Entre 1940 et 1945, plus de 1,1 million de personnes y furent assassinées. La grande majorité d’entre elles étaient des Juifs d’Europe, mais des dizaines de milliers d’autres victimes comptaient des Polonais, des Tziganes et des prisonniers de guerre soviétiques, ainsi que des personnes persécutées en raison de leur handicap, de leur orientation sexuelle ou de leurs opinions politiques.
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