Les droits de douane instaurés en 2025 par l’administration de Donald Trump sur plusieurs produits agricoles importés, dont le café et les bananes, n’ont pas entraîné de hausse significative de la production aux États-Unis.
Le café illustre particulièrement cette limite. La production américaine reste marginale, concentrée à Hawaï et à Porto Rico, et ne couvre qu’une part infime de la consommation nationale. Dans ce contexte, les importations demeurent indispensables, rendant difficile toute substitution par une production domestique à court terme.
Dans le même temps, les prix ont fortement augmenté. Selon plusieurs analyses de marché, le prix du café a progressé d’environ 40 % sur un an. Les bananes, elles aussi largement importées, ont connu une hausse plus modérée, de l’ordre de quelques points de pourcentage.
Plusieurs facteurs expliquent ces évolutions. Les droits de douane ont directement renchéri le coût des importations. À cela se sont ajoutés des aléas climatiques dans les principaux pays producteurs, notamment au Brésil et au Vietnam pour le café, ainsi que des tensions logistiques sur les chaînes d’approvisionnement.
Face à la hausse des prix alimentaires, les autorités américaines ont finalement procédé à un assouplissement partiel de ces mesures tarifaires à la fin de l’année 2025. Cette décision intervient dans un contexte de pression inflationniste accrue sur les produits de consommation courante.