Un hélicoptère de transport lourd américain, Boeing CH-47 Chinook, a été détruit sur une base au Koweït par un tir de l'Iran, selon plusieurs sources non confirmées officiellement. Aucune communication du Pentagone ne valide à ce stade cet événement, mais des images circulant en ligne montrent un appareil fortement endommagé.
Cette séquence intervient au lendemain d’une série d’incidents impliquant des appareils américains. Le 3 avril, un F-15E Strike Eagle a été abattu au-dessus de l’Iran, avec un membre d’équipage toujours porté disparu. Deux hélicoptères HH-60W ont été touchés, un A-10 s’est écrasé dans le Golfe persique, un autre a été contraint d’atterrir en urgence. Un F-16 et un KC-135 ont également signalé des situations critiques, tandis que Téhéran affirme avoir abattu un autre appareil près de Qeshm.
Ce faisceau d’événements, même partiellement non confirmés, dessine une réalité militaire plus complexe que les déclarations politiques de Donald Trump. L’Iran n'a pas perdu ses capacités de riposte de manière répétée et coordonnée. Ce constat entre en contradiction avec les annonces d’une guerre « pratiquement terminée », avancées récemment par Washington.
Dans ce contexte, la persistance d’incidents majeurs suggère un conflit loin d’être stabilisé, où la supériorité technologique américaine ne garantit ni l’absence de pertes ni la maîtrise du tempo militaire, et augure d'une éventuelle opération sur le sol iranien très coûteuse en vies humaines et en destruction de matériels.