Ci-dessous, nous publions l’interview du professeur Mohammad Marandi, universitaire iranien proche des cercles dirigeants de la République islamique et régulièrement sollicité comme analyste sur les questions géopolitiques.
Cet entretien, réalisé par notre collègue Marcos Fernandes et initialement publié en portugais par le journal brésilien Brasil de Fato, s’inscrit dans le contexte de la guerre en cours. Il reflète le point de vue d’un intellectuel étroitement lié au pouvoir iranien et exprime, à ce titre, la vision des autorités actuelles de Téhéran.
Mohammad Marandi est professeur de littérature et spécialiste de géopolitique à l’université de Téhéran. Il fut l’un des conseillers du gouvernement iranien lors des négociations sur les accords de Vienne sur le nucléaire iranien (JCPOA 2015-2018), qui visaient à encadrer le programme nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions contre le pays.
Compte tenu de la gravité de la situation internationale, il nous paraît utile, pour l’information du public, de donner accès directement à la parole de responsables ou d’analystes représentant les positions du régime iranien, afin de permettre à chacun de se faire une opinion à partir de sources diverses.
« Les dégâts causés au régime israélien sont irréversibles, je pense que nous assistons au début de sa fin » - Mohammad Marandi
Jamais dans l’histoire un pays n’avait réussi à causer autant de dommages aux bases américaines, ni à provoquer autant de destructions en Israël, que l’Iran au cours des trois dernières semaines.
Selon le présentateur et ancien député britannique George Galloway, certaines de ses sources anonymes à Tel-Aviv ont indiqué que des parties de la ville ressemblent désormais à Gaza. Après trois semaines de résistance, l’Iran semble aujourd’hui dicter le rythme de la guerre et pourrait fixer les conditions de la fin du conflit.
Ces derniers jours, selon certains médias, le gouvernement iranien aurait été approché à deux reprises par l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, afin d’explorer la possibilité de négociations. Téhéran aurait refusé le dialogue. Après avoir été trahi deux fois lors de négociations avec les États-Unis — en juin 2025 et en mars 2026 — le gouvernement iranien estime qu’il n’y a aucun intérêt à négocier aujourd’hui.
Ali Larijani, président du Conseil suprême de sécurité iranien [et potentiellement tué lors des dernières frappes israéliennes alors que nous publions cet interview. NDLR], répondant à un message de Donald Trump affirmant que les États-Unis devraient gagner la guerre rapidement, a déclaré que « commencer une guerre est facile, mais y mettre fin ne peut pas se faire avec quelques tweets. Nous ne les laisserons pas tranquilles tant qu’ils n’auront pas reconnu leur erreur et payé le prix. »
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