Selon un mémo conjoint du Department of Justice (DOJ) et du Federal Bureau of Investigation (FBI), mis en ligne par le DOJ en juillet 2025, les autorités américaines disent avoir mené une « revue exhaustive » des éléments d’enquête liés à Jeffrey Epstein (recherches dans bases de données, disques, lecteurs réseau et fouilles physiques). Le document indique que ces recherches ont mis au jour plus de 300 Go de données et de pièces, comprenant notamment des images/vidéos de victimes mineures (ou paraissant mineures) ainsi que des milliers de contenus pédocriminels (“child sex abuse material”), dont la diffusion resterait exclue, l’administration invoquant à la fois des scellés judiciaires et la protection des victimes.
Le même mémo affirme que cette revue n’a révélé aucune “client list” incriminante, et qu’il n’existe aucune preuve crédible établissant qu’Epstein aurait fait chanter des personnalités (« blackmailed prominent individuals »). Les auteurs ajoutent ne pas avoir trouvé d’éléments permettant d’ouvrir une enquête visant des tiers non inculpés. Le texte avance également que l’examen conduit par les autorités confirme l’ampleur des faits reprochés à Epstein, évoquant plus d’un millier de victimes, et conclut qu’« aucune divulgation supplémentaire » ne serait jugée appropriée.
Sur le volet spécifique d’un réseau organisé de trafic sexuel « au service de puissants », plusieurs médias américains ont, début février 2026, rapporté qu’une revue de documents internes consultés par l’Associated Press va dans le même sens : les enquêteurs disent avoir réuni des preuves substantielles des agressions commises par Epstein, mais sans disposer d’éléments suffisants pour étayer l’existence d’une organisation structurée impliquant des « hommes puissants » ou permettant d’engager des poursuites supplémentaires de grande ampleur sur cette base.
À noter enfin : le mémo de juillet 2025 réaffirme la conclusion officielle selon laquelle Epstein est mort par suicide le 10 août 2019 au Metropolitan Correctional Center (New York), et indique que le FBI a revu (et “amélioré” pour lisibilité) des images de vidéosurveillance, en cohérence avec des constats antérieurs (médecin légiste de New York, Office of Inspector General du DOJ).