Quinze économies, parmi lesquelles les États-Unis, l’Union européenne, le Japon et la Corée du Sud, ont signé une déclaration commune pour répondre au surplus structurel de capacités de production dans plusieurs secteurs industriels jugés stratégiques. L’initiative est portée par Washington et réunit des représentants commerciaux décidés à coordonner leur suivi de ces déséquilibres.
Le dispositif prévoit la mise en place de plateformes dédiées pour surveiller et examiner les mesures liées à la production automobile, aux véhicules électriques, aux batteries, aux produits chimiques, aux semi-conducteurs et aux panneaux solaires. L’objectif affiché est d’organiser des échanges d’informations et des discussions ciblées sur ces filières.
La déclaration ne cite pas la Chine nommément. Elle est toutefois présentée comme visant principalement les capacités industrielles chinoises, dans un contexte de tensions commerciales croissantes autour des excédents de production et de leurs effets sur les marchés mondiaux.
Plusieurs acteurs sont restés à l’écart du projet, dont le Brésil, la Chine, la Russie, l’Arabie saoudite, l’Indonésie et l’Union africaine, quasiment tous membres ou apparentés aux BRICS. Les participants comptent tenir des réunions techniques avant décembre pour préciser le champ des actions envisagées et organiser le partage d’informations.
Sources :