Le gouvernement allemand a réagi le 9 février 2026 aux mesures approuvées par le cabinet de sécurité israélien concernant la Cisjordanie occupée. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que ces décisions représentaient, selon Berlin, une « étape supplémentaire vers une annexion de facto » du territoire palestinien.
Les mesures évoquées incluent l’assouplissement de règles encadrant l’acquisition de terres par des citoyens israéliens en Cisjordanie ainsi que le transfert de certaines compétences administratives à des autorités israéliennes. Selon plusieurs médias internationaux, ces changements pourraient renforcer le contrôle civil israélien dans certaines zones du territoire.
Berlin a rappelé que, du point de vue du droit international, la Cisjordanie est considérée comme un territoire occupé et qu’Israël y est vu comme puissance occupante. Les autorités allemandes ont souligné que le transfert de population civile dans un territoire occupé est jugé contraire au droit international.
Le gouvernement allemand a également averti que ces décisions risquaient de compromettre la viabilité d’une solution à deux États, régulièrement soutenue par l’Union européenne et par l’Allemagne. La Cisjordanie, conquise par Israël en 1967, est revendiquée par les Palestiniens comme partie intégrante d’un futur État indépendant.