Les présidents Macron et Poutine vont donc se parler. C’est ce que l’on peut déduire des récentes déclarations françaises et russes.
Ce faisant, Emmanuel Macron acte le schisme européen qui est apparu au conseil européen de la semaine dernière. Le vote de la France, aux côtés de l’Italie, de la Belgique, de la Hongrie et d’autres pays contre l’utilisation des avoirs russes sous séquestre a mis en évidence ma présence de deux lignes au sein de l’Union européenne. Mais, si se parler peut en effet être utile, parler alors pour quoi dire ?
Il est une évidence que les relations entre la Russie et les pays européens sont actuellement au plus bas. Le discours débridé de guerre qui est tenu sans bases réelles ni vraisemblance par certains en Europe n’améliore naturellement pas les choses. Jamais la russophobie, les distorsions de faits et les mensonges au sujet de la Russie, n’ont été aussi présents dans les discours officiels et les médias des pays européens et en particulier en France.
Ajoutons que le président Macron a un passif qui pèse sur toute reprise des relations : la divulgation des images de ce qui devait être une conversation privée avec Vladimir Poutine a été perçue en Russie comme une grave entorse aux règles de la diplomatie et tout simplement du savoir vivre. Emmanuel Macron traine, dans les sphères du pouvoir russe et en particulier au Ministère des Affaires Étrangères, la réputation de se comporter comme un petit garçon mal élevé. L’effondrement de la diplomatie française[1] a d’ailleurs été noté par les responsables et les analystes russes, qui ne sont pas sans s’en inquiéter.
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