À l’instar d’un article publié par France 24, certains médias français ont mis en avant un supposé rapprochement entre Jeffrey Epstein et le Kremlin à partir de documents judiciaires américains récemment rendus publics. Un cadrage critiqué pour ses glissements et amalgames.
Selon une communication publique de Fréquence Populaire, largement consultée, la Société Mathématique de France a annoncé qu’elle ne tiendrait pas de stand à l’International Congress of Mathematicians 2026 à Philadelphie. Une décision formalisée par une motion adoptée le 16 janvier 2026.
Dans la guerre des drones, la souveraineté technologique redevient vitale. Avec Fury, intercepteur français conçu par une PME alsacienne, la France prouve qu’elle peut innover vite, frapper juste et défendre son autonomie stratégique. Au politique de suivre ses talents.
Les Nobel de la discorde : quand le prix de la paix récompense la guerre
De Roosevelt à Obama, de Kissinger à Abiy Ahmed, l’histoire du Nobel de la paix regorge de choix controversés. Derrière les discours d’union des peuples se cachent souvent calculs géopolitiques, intérêts stratégiques et conflits à peine apaisés.
L’attribution du prix Nobel de la paix 2025 à l’opposante vénézuélienne María Corina Machado a relancé le débat sur la signification de cette distinction. Certains la voient comme un symbole de courage démocratique face au chavisme, tandis que d’autres soulignent sa position économique très libérale et son alignement politique avec Washington. Pour ses opposants, ce prix ressemble plus à un geste diplomatique contre Caracas qu’à une reconnaissance d’un effort de paix.
Cette tension entre idéalisme affiché et intérêts géopolitiques existe depuis longtemps. Depuis plus de cent ans, le Nobel de la paix oscille entre de vrais hommages au désarmement et des choix très politiques. Son histoire est marquée par des paradoxes, où la paix est parfois évoquée après coup ou annoncée dans un contexte de conflit.
Theodore Roosevelt, ou l’art de faire la paix à coups de canon
En 1906, le Comité Nobel distingue pour la première fois un chef d’État en exercice : le président américain Theodore Roosevelt. Officiellement, il est salué pour avoir facilité la fin de la guerre russo-japonaise en organisant les pourparlers de Portsmouth, signés un an plus tôt. Les chancelleries louent un président capable de rapprocher deux empires en conflit. À Washington, la presse salue un “triomphe de la diplomatie américaine”, preuve que les États-Unis, jusque-là perçus comme une puissance provinciale, entrent dans le concert des nations civilisées.
Roosevelt accueille cette reconnaissance avec satisfaction. Dans ses discours, il se présente comme un médiateur pragmatique, un homme d’action convaincu que l’ordre mondial doit s’appuyer sur la force encadrée par la loi. Mais derrière cette image de conciliateur, il reste un impérialiste affirmé. Héros de la guerre hispano-américaine, acteur de la prise de Cuba et de l’annexion des Philippines, il avait déjà montré sa foi dans la vertu civilisatrice des armes. Une fois président, il applique sa doctrine préférée : il parle calmement tout en gardant une position de force. Il multiplie aussi les interventions en Amérique centrale et aux Caraïbes, et soutient la sécession du Panama pour permettre la construction du canal sous contrôle américain.
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À Davos, Mark Carney reprend Havel et appelle États et entreprises à retirer « l’enseigne » de l’hégémonie américaine. En officialisant la fin d’un récit occidental, il ouvre l’ère des coalitions à géométrie variable et d’une souveraineté réelle — très proche de l’argument chinois.
250 ans des Etats-Unis, deuxième article. L’Amérique ne s’est pas construite malgré l’esclavage et l’extermination des autochtones, mais grâce à eux. Le génocide amérindien a vidé la terre ; la traite négrière l’a fait produire. Deux violences constitutives de la prospérité américaine.
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