L’Ouzbékistan et les États-Unis ont signé 54 accords d’une valeur d’environ 12 milliards de dollars à Samarcande. Les textes couvrent les minéraux critiques, l’énergie, les transports, la finance et la technologie. La séquence s’inscrit dans le programme économique du format C5+1, qui réunit les cinq pays d’Asie centrale et Washington.
Les signatures sont intervenues lors de la visite du secrétaire d’État américain Marco Rubio à Samarcande. Selon les autorités ouzbèkes, il conduit une délégation de plus de 200 chefs d’entreprise américains venue participer à des discussions économiques et politiques avec les partenaires d’Asie centrale. Le ministère ouzbek de l’Investissement a présenté cette rencontre comme l’ouverture d’un programme d’affaires de grande ampleur entre les États-Unis et la région.
En parallèle, l’Ouzbékistan a rejoint les accords Artemis de la NASA sur l’exploration spatiale civile. L’agence spatiale américaine et l’agence de presse officielle ouzbèke indiquent que le pays est devenu le 77e signataire de ce cadre de coopération. La NASA recensait encore 76 signataires après l’adhésion de Saint-Marin, annoncée le 25 septembre 2026.
Cette série d’accords illustre le renforcement de la présence économique américaine en Asie centrale, région riche en ressources minières et située sur des axes logistiques disputés. Washington cherche à diversifier ses chaînes d’approvisionnement, en particulier pour les minéraux critiques, tout en consolidant ses positions face à l’influence de la Chine et de la Russie. Pour Tachkent, cette séquence confirme l’ouverture de nouveaux débouchés financiers, industriels et technologiques avec les États-Unis... dans un pré-carré russe et chinois.
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