« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »
À lire les déclarations récentes de Raphaël Glucksmann, de Nathalie Loiseau ou encore d’Ursula von der Leyen, un même étonnement affleure : comment l’Union européenne peut-elle apparaître aussi faible, aussi hésitante, aussi dépendante face aux États-Unis et à leurs choix stratégiques ?
Cette surprise affichée relève pourtant moins de l’aveuglement que du déni. Car la fragilité européenne n’est ni accidentelle ni conjoncturelle. Elle est le produit direct d’une construction politique qui, depuis des décennies, a organisé la dépossession des souverainetés nationales au profit d’un édifice technocratique sans peuple et sans colonne vertébrale stratégique, si ce n'est celui du néolibéralisme et de la satisfaction des intérêts des institutions financières et des multinationales.
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