Pendant que Macron et les médias aux ordres surjouent la « résistance » depuis Davos, la France continue à être bradée. Industries stratégiques, défense, technologies, la souveraineté est toujours sacrifiée sur l’autel de l’alignement américain. LMB, Exaion : chronique d’une trahison industrielle
Adoptée au nom de la protection des mineurs, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans marque un tournant politique. Sous couvert de sécurité, elle ouvre la voie à une « gouvernementalité algorithmique » fondée sur le contrôle automatisé des comportements.
Alexandre Orlov, ambassadeur officiel de Russie en France de 2008 à 2017, est accusé d’être un espion caché… en plein jour. Pour la touche suspense , on parle du « KGB », disparu depuis trente ans. L’Express confond diplomatie et infiltration clandestine. Ridicule et russophobie à son paroxysme.
Trump veut tuer Macron politiquement, mais il est peut-être en train de le ressusciter.
En l’attaquant sans relâche, en le ridiculisant et en l’humiliant publiquement, Donald Trump croit affaiblir Emmanuel Macron. Il pourrait au contraire lui offrir ce qu’il avait perdu : un rôle, un ennemi, une fonction symbolique. Et transformer un président usé en figure de résistance.
Donald Trump ne se contente plus de critiquer Emmanuel Macron. Il l’expose, le ridiculise et le présente comme un président affaibli, obligé de céder. Il dévoile des conversations privées, se moque de lui, de son couple et de sa position politique. Ce n’est plus seulement de la diplomatie musclée, c’est une tentative de le discréditer publiquement. Beaucoup de Français s’en réjouissent. Macron est détesté par une grande partie du pays, affaibli par les crises sociales, les réformes imposées et un sentiment de mépris. Voir Trump l’attaquer amuse, soulage et donne l’impression d’une humiliation méritée. Pourtant, cette vision est limitée. L’histoire politique montre souvent que l’ennemi venu de l’extérieur devient le meilleur allié intérieur de celui qu’il vise.
Il y a un réflexe presque automatique, celui qui fait que, quand une personnalité étrangère, surtout perçue comme arrogante ou brutale, attaque directement un dirigeant national, une partie de l’opinion ne pense plus au bilan, mais à la dignité nationale. On ne défend plus une personne, mais un symbole. Le rejet intérieur peut s’effacer, non par sympathie, mais par refus de l’ingérence. Cela s’est déjà vu ailleurs. Au Canada, le Parti libéral semblait perdu, puis Trump a multiplié les provocations et les menaces. Une partie de l’électorat, pourtant critique, s’est alors rassemblée derrière ceux qui résistaient à l’arrogance américaine. Même chose au Brésil, où Lula, affaibli par des conflits internes, a profité des attaques de Trump pour se présenter comme un chef d’État solide face à une puissance étrangère méprisante. Il n’a pas gagné par amour, mais parce qu’il servait de rempart.
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Pendant que Macron et les médias aux ordres surjouent la « résistance » depuis Davos, la France continue à être bradée. Industries stratégiques, défense, technologies, la souveraineté est toujours sacrifiée sur l’autel de l’alignement américain. LMB, Exaion : chronique d’une trahison industrielle
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À Davos, Mark Carney reprend Havel et appelle États et entreprises à retirer « l’enseigne » de l’hégémonie américaine. En officialisant la fin d’un récit occidental, il ouvre l’ère des coalitions à géométrie variable et d’une souveraineté réelle — très proche de l’argument chinois.
250 ans des Etats-Unis, deuxième article. L’Amérique ne s’est pas construite malgré l’esclavage et l’extermination des autochtones, mais grâce à eux. Le génocide amérindien a vidé la terre ; la traite négrière l’a fait produire. Deux violences constitutives de la prospérité américaine.
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