Environ 3 200 personnes selon la préfecture ont manifesté le 21 février à Lyon en hommage à Quentin Deranque, militant d’extrême droite de 23 ans décédé le 14 février après une agression violente dans le centre-ville. L’événement, organisé à l’appel de plusieurs groupes d’ultradroite, avait été autorisé par les autorités malgré des demandes d’interdiction émanant notamment d’élus locaux.
La mobilisation, très relayée sur les réseaux militants nationalistes, a rassemblé des organisations issues de la mouvance identitaire et radicale. Des participants venus d’autres pays européens étaient également présents, selon plusieurs médias. Le cortège s’est déroulé sous un important dispositif policier, sans affrontement majeur avec les forces de l’ordre.
Plusieurs gestes et propos susceptibles de constituer des infractions ont toutefois été relevés. Des saluts nazis et des slogans à caractère raciste ou homophobe ont été observés et filmés. La préfecture du Rhône a indiqué que ces faits seraient signalés à la justice.
La mort de Quentin Deranque a suscité une forte séquence politique et médiatique au cours de la semaine écoulée, jusqu’à une minute de silence à l’Assemblée nationale. Le président de la République a appelé au calme et annoncé une réunion consacrée aux groupes violents.
Avec une participation contenue au regard de la médiatisation nationale de l’affaire, la manifestation n’a pas atteint des niveaux de mobilisation comparables aux grandes démonstrations de rue observées ces dernières années sur d’autres thèmes. Elle illustre toutefois la capacité de structuration et de coordination d’une partie de l’ultradroite radicale en France et en Europe.
L’enquête judiciaire sur les circonstances de la mort de Quentin Deranque se poursuit. Plusieurs personnes ont été interpellées et mises en examen dans ce dossier.