Lors de la 80e session de l’ONU, Abdullatif Rashid, président de l'Irak, a prononcé un discours fort et engagé, appelant à des partenariats concrets pour le développement et la paix. À travers ses mots, il rappelle que l’Irak ne se contente pas de compassion, mais exige une véritable coopération internationale.
Dans un contexte marqué par des années de conflits et d’instabilité, Rashid souligne les efforts déployés pour stabiliser politiquement et sécuritairement l’Irak. Le soutien de la communauté internationale et du Conseil de sécurité de l’ONU a été un facteur clé dans cette dynamique. Il annonce également la préparation d’élections libres et transparentes, un pas essentiel pour renforcer la démocratie et restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions. Cette volonté de construire un avenir démocratique doit être entendue par la communauté internationale, qui a un rôle à jouer dans cette transition délicate.
Le président irakien ne se limite pas à la sphère intérieure. Il évoque avec clarté la nécessité de lutter contre le terrorisme, en ciblant non seulement ceux qui perpétuent la violence, mais également ceux qui les soutiennent financièrement. Cette lutte est essentielle pour garantir la sécurité non seulement de l'Irak, mais aussi de la région. En parallèle, la réinstallation des déplacés et la protection de la diversité ethnique et religieuse sont des enjeux cruciaux pour construire une société plus juste et inclusive.
Sur la scène régionale, Rashid aborde des sujets brûlants tels que les violations du droit international au Liban, en Syrie et au Yémen. Son appel à une solution à deux États pour la Palestine démontre une prise de position claire sur un conflit qui perdure depuis des décennies. Il insiste sur le fait que sans justice, la stabilité durable est illusoire. Ce message résonne fortement dans le contexte actuel où les crises humanitaires se multiplient.
Enfin, le président appelle à une coopération régionale pour faire face aux défis climatiques et environnementaux, notamment la gestion des ressources en eau partagées. La solidarité entre pays voisins est essentielle pour surmonter ces obstacles communs. Rashid conclut en affirmant que l’Irak aspire à des partenariats solides, basés sur la justice, la paix et la prospérité partagée. Ce discours, loin d’être un simple appel à la compassion, est une invitation à construire ensemble un avenir durable pour la région.