Les autorités talibanes en Afghanistan ont adopté en janvier 2026 un nouveau code pénal destiné à régir les tribunaux placés sous leur contrôle. Le texte, signé par le chef suprême du mouvement, Hibatullah Akhundzada, a été rendu public de manière partielle par des copies consultées par des organisations afghanes et internationales de défense des droits humains.
Selon ces documents, le code introduit une terminologie juridique distinguant des personnes « libres » et des « esclaves », une notion absente du droit afghan moderne depuis le début du XXᵉ siècle. Des experts juridiques et ONG estiment que cette réintroduction constitue un retour à une catégorie juridique abolie de longue date, même si les modalités concrètes d’application restent insuffisamment documentées.
Le texte prévoirait également une hiérarchisation sociale dans l’application de la justice. D’après plusieurs analyses, certaines catégories, notamment des autorités religieuses et notables, bénéficieraient d’un traitement judiciaire différencié, tandis que les sanctions pénales seraient plus sévères pour les catégories sociales les plus modestes.
Concernant les femmes, le nouveau cadre juridique s’inscrit dans la continuité des restrictions imposées depuis 2021. Des organisations de défense des droits humains indiquent que le code renforce un système juridique limitant fortement la liberté de mouvement, l’autonomie personnelle et la protection contre les violences domestiques.
Enfin, le code renforcerait les dispositifs de contrôle et de répression, en criminalisant certaines formes d’expression critique et en autorisant des pratiques judiciaires telles que les châtiments corporels et les aveux forcés, selon des sources issues de la société civile afghane et d’observateurs internationaux.
À ce stade, les autorités talibanes n’ont pas publié de version complète et officiellement accessible du texte, ce qui limite la vérification exhaustive de l’ensemble de ses dispositions.