La rupture entre la France et ses anciennes colonies africaines n'a jamais été aussi palpable. Le Sénégal et le Tchad, autrefois des alliés fidèles, annoncent la fin de leurs accords militaires avec Paris, marquant un tournant décisif dans la politique africaine de la France.
La vidéo de cette semaine dans Ligne de Front met en lumière une réalité de plus en plus difficile à ignorer. La politique française en Afrique, longtemps empreinte de mépris et de néocolonialisme, s'effondre sous le poids des erreurs accumulées depuis des décennies. Emmanuel Macron, en tentant de redéfinir les relations entre Paris et le continent africain, a en réalité exacerbé les tensions. Le rejet par les pays africains de l'ingérence française témoigne d'un ras-le-bol général face à un passé colonial qui continue d'empoisonner les relations.
Les événements récents, tels que la révocation des accords militaires, ne sont pas des actes isolés mais s'inscrivent dans un courant de désengagement croissant. La France, qui a longtemps prétendu être le partenaire incontournable des États africains, est désormais perçue comme une puissance en déclin sur le continent. Le mépris affiché envers les dirigeants africains et les populations locales a nourri un sentiment de trahison, tandis que des puissances comme la Russie et la Chine s'imposent comme des alternatives crédibles, proposant une coopération sans ingérence.
Le contexte géopolitique actuel est également marqué par la montée des BRICS, qui redéfinissent les relations économiques mondiales. La France, en s'accrochant à des accords dépassés et en négligeant les réalités locales, a perdu la légitimité qui lui conférait un minimum de respect sur le continent. Ce divorce est aussi économique, avec un partenariat qui n'a produit que des résultats médiocres pour les pays africains, souvent spoliés de leurs ressources au profit d'intérêts français. Les critiques sur le franc CFA, symbole du néocolonialisme économique, résonnent avec force et annoncent un changement inéluctable.
Cette émission de Ligne de Front ne se contente pas d'exposer les faits. Elle invite à une réflexion profonde sur l'avenir des relations entre la France et l'Afrique. Abordant les enjeux avec une franchise nécessaire, elle ouvre un espace de dialogue sur des solutions viables pour rétablir une relation de confiance, fondée sur le respect mutuel et la souveraineté des nations africaines. Ce grand divorce, loin d'être une fin, pourrait bien être le début d'une nouvelle ère.