Le discours d'Allamaye Halina à l'ONU résonne comme un appel urgent à la justice et à la réévaluation des relations internationales. Le Premier ministre du Tchad dénonce les failles d'un système multilatéral à bout de souffle, tout en affirmant la souveraineté et les droits des peuples africains.
Dans son intervention lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, Allamaye Halina met en lumière les dysfonctionnements de l'ONU, soulignant son incapacité à prévenir les conflits et à répondre efficacement aux crises humanitaires. Son analyse lucide des défis contemporains révèle une institution qui, malgré son héritage, peine à s'adapter aux réalités du monde moderne. Halina n'hésite pas à critiquer la lenteur des réformes nécessaires, appelant à une transformation radicale pour que l'ONU puisse véritablement défendre les intérêts des peuples et non seulement ceux des puissants.
Le conflit israélo-palestinien est mis en exergue comme une des plus grandes tragédies de notre époque, un scandale humanitaire qui nécessite une reconnaissance pleine de l'État de Palestine. Halina insiste sur le fait que l'Afrique doit avoir une voix au sein du Conseil de sécurité, avec deux sièges permanents, afin de garantir la légitimité de cette institution. Cette demande n'est pas seulement une question de représentation, elle est essentielle pour redresser un équilibre mondial devenu inéquitable. Le Tchad, avec son rôle clé dans la stabilité régionale, se positionne comme un acteur incontournable face aux crises qui secouent le continent.
Sur le plan économique, Halina évoque le déficit alarmant de financement des Objectifs de développement durable, mettant en avant l'inaction des pays riches face aux enjeux cruciaux. Le plan national « Tchad Connexion 2030 » est présenté comme une réponse proactive aux défis de la modernisation, de la gouvernance et de la sécurité alimentaire. Ce projet ambitieux souligne la volonté du Tchad de prendre en main son destin, tout en appelant à un soutien international juste et équitable, loin des aumônes traditionnelles.
Enfin, le message de Halina s'adresse à tous, en appelant à une solidarité mondiale réinventée. Il souhaite une ONU qui parle réellement pour les peuples, qui défende leurs droits et leurs aspirations. Le discours de ce leader africain, à la fois engagé et lucide, est un puissant rappel que la justice et la dignité ne sont pas des privilèges, mais des droits fondamentaux que chaque nation mérite de revendiquer.