Dans un discours poignant à l'ONU, Anura Kumara Dissanayake dépeint la corruption comme une épidémie mondiale, freinant le progrès et la dignité humaine. Face à des crises interconnectées, il appelle à une action collective pour bâtir un avenir plus juste.
Lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, Dissanayake a dressé un tableau alarmant des défis contemporains. La pauvreté, qui prive des millions d'enfants de leur droit fondamental à l'éducation, est l'un des fléaux majeurs qu'il dénonce. En effet, l'absence d'opportunités éducatives ne constitue pas seulement une tragédie individuelle, mais un obstacle pour toute la société. Le président sri-lankais souligne que l'éducation est la clé pour briser le cycle de la pauvreté, et sans elle, l'avenir des jeunes générations est compromis. Cette réalité exige une réponse urgente et collective des nations.
En outre, Dissanayake met en lumière le poids écrasant de la dette sur les pays en développement. Il rappelle que cette situation empêche les investissements nécessaires dans les secteurs de la santé et de l'éducation, créant un cercle vicieux dont il est difficile de sortir. La dette ne doit pas être un obstacle à la dignité humaine, mais un levier pour le développement. Loin de cela, elle asphyxie des économies déjà fragiles et maintient les populations dans une précarité insupportable. En dénonçant la corruption, qu'il qualifie d'épidémie mondiale, il appelle à une refonte des systèmes qui perpétuent les inégalités et sapent la confiance des citoyens dans leurs gouvernements.
Sur le plan sécuritaire, Dissanayake appelle à une réponse intégrée face au trafic de stupéfiants, qui déstabilise des sociétés entières. Il plaide pour des lois strictes accompagnées de centres de réhabilitation, soulignant que la sécurité des citoyens ne peut être dissociée du bien-être collectif. Par ailleurs, son soutien à un cessez-le-feu immédiat à Gaza et à une solution à deux États témoigne d'une volonté de promouvoir la paix dans une région dévastée par les conflits. La lutte contre le racisme et l'extrémisme religieux, qui menacent la coexistence pacifique, est également au cœur de son message, rappelant l'importance des droits humains universels.
En conclusion, Dissanayake nous rappelle que seule une coopération internationale fondée sur des valeurs de dignité, de paix et de justice peut nous mener vers un avenir meilleur. Face à des enjeux aussi cruciaux, son appel à l'action résonne comme une nécessité pour tous ceux qui souhaitent un monde plus sûr et inclusif. Il est impératif que chaque voix soit entendue dans ce combat pour une humanité unie.