Le 29 mai 2025, la France se remémore une date historique qui a profondément marqué son rapport à l'Europe. Ce jour-là, vingt ans après le rejet du traité constitutionnel européen, l'événement "Au NON de la France - 20 ans, et maintenant ?" organisé par République Souveraine s'est tenu, levant le voile sur des réflexions essentielles autour de la souveraineté populaire.
Cette journée de réflexion offre une tribune pour interroger le parcours de l'Union européenne depuis 2005, un parcours entaché de contournements démocratiques et de déceptions populaires. Les intervenants, figures de proue du débat public, se sont réunis pour aborder le traitement du NON par les élites, symbolisé par le traité de Lisbonne, qui a ignoré la volonté exprimée par le peuple français. Ce déni démocratique n'est pas qu'une question de procédure ; il questionne la légitimité même des institutions européennes et leur capacité à représenter les intérêts des citoyens.
Au-delà des discours, la table ronde a permis de faire le point sur la primauté du droit européen qui, instaurée dès les arrêts Costa/ENEL en 1964, est devenue un véritable verrou juridico-politique. Les invités, dont des experts en droit et en politique, ont souligné la manière dont l'élargissement à l'Est et le dumping social ont fragilisé les bases de nos industries et de notre modèle social. Ils ont également mis en lumière l'instrumentalisation des traités comme outils de dépossession populaire, illustrant ainsi la nécessité de réengager le peuple dans le processus décisionnel par des référendums, véritables outils de démocratie directe.
Les intervenants ont également évoqué l'article 55 de la Constitution française comme levier potentiel pour réaffirmer la hiérarchie des normes et restaurer la souveraineté nationale face à une Union européenne perçue comme une technocratie déconnectée des réalités. Cette journée résonne comme un appel à la réflexion sur les perspectives d'une Europe des nations libres et coopérantes, affranchie des dogmes néolibéraux qui ont souvent dicté les politiques économiques et sociales du continent.
Au final, cette première partie de l'événement "Au NON de la France" ne se contente pas de faire le bilan des vingt dernières années. Elle incite à envisager un avenir où la souveraineté populaire est au cœur des préoccupations politiques, un avenir où chaque voix compte et où le peuple reprend le pouvoir sur les décisions qui le concernent. Cette immersion dans une réflexion critique est un pas vers une redéfinition des rapports entre la France et l'Europe, un débat que Fréquence Populaire continuera d'accompagner avec rigueur et indépendance.