Le discours d'Azali Assoumani à l'ONU résonne comme un cri d'alarme face aux crises contemporaines. En évoquant Mayotte, Gaza, et l'Afrique, il dessine un tableau inquiétant des inégalités et des souffrances, tout en appelant à un multilatéralisme urgent et efficace.
Dans son intervention à l'Assemblée générale des Nations Unies, le président des Comores a su capturer l'attention sur des enjeux cruciaux qui transcendent les frontières. L'échec à atteindre les Objectifs de développement durable d'ici 2030 est alarmant et souligne la nécessité d'une action collective face à la montée des conflits et des inégalités croissantes. Assoumani n'hésite pas à qualifier la situation à Gaza de tragédie humanitaire, une réalité que la communauté internationale ne peut ignorer sans être complice. En rappelant que la solution à deux États demeure la seule voie viable, il jette un pavé dans la mare et interpelle les nations qui ont la capacité de changer le cours des choses.
Sa demande d'une représentation permanente de l'Afrique au Conseil de sécurité de l'ONU est tout aussi pertinente. L'absence d'une voix africaine forte dans les décisions mondiales est un handicap pour la légitimité de cette institution. En soulignant le rôle central de l'Union africaine dans la gestion des crises régionales, il appelle à une réforme nécessaire. Cette revendication est d'autant plus urgente dans un monde où les enjeux géopolitiques exigent une approche inclusive et représentative, où chaque continent doit avoir son mot à dire.
Sur la question de Mayotte, Assoumani n'a pas mâché ses mots. Il dénonce l'occupation française et appelle à la justice pour les Comoriens victimes de politiques migratoires répressives. Cette question, souvent reléguée au second plan, mérite d'être au cœur des discussions internationales, car elle touche aux blessures ouvertes de la décolonisation et à la souveraineté des États. En exposant ces réalités, il invite à une réflexion collective sur les droits des peuples et sur la nécessité de mettre fin aux injustices historiques.
Enfin, le président des Comores attire l'attention sur la vulnérabilité des petits États insulaires face au changement climatique, un sujet d'une actualité brûlante. En plaidant pour une solidarité internationale accrue et pour un accès équitable aux financements climatiques, il souligne que le destin de ces nations est inexorablement lié à celui de la planète. Son plan de transformation économique vers les énergies renouvelables et l'économie bleue est un modèle à suivre, une voie vers un avenir plus durable qui mérite le soutien de la communauté internationale.
Le discours d'Azali Assoumani n'est pas seulement un plaidoyer pour des causes spécifiques, c'est un appel à la conscience collective. En dénonçant les injustices et en plaidant pour une action concertée, il nous rappelle que l'avenir du monde dépend de notre capacité à agir ensemble pour la paix, le développement et les droits humains.