Bajram Begaj, Président de la République d'Albanie, prend la parole à l'ONU pour défendre un multilatéralisme nécessaire face aux crises contemporaines. Son discours du 24 septembre 2025 résonne comme un appel à l'engagement collectif pour un avenir plus juste.
Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes et des défis globaux inédits, Bajram Begaj souligne l'importance vitale de la coopération entre nations. En célébrant le 80e anniversaire de l'ONU et le 70e de l'adhésion de l'Albanie, il rappelle que le multilatéralisme n'est pas une option mais une nécessité pour faire face à des enjeux tels que les conflits armés, le changement climatique et les inégalités économiques. Ces crises, interconnectées et souvent exacerbées par des politiques nationalistes, nécessitent des solutions concertées où chaque voix compte, loin des discours des grands leaders souvent éloignés des réalités du peuple.
Le ton du discours est ferme, notamment lorsqu'il évoque l'agression russe en Ukraine. Begaj ne se contente pas d'une condamnation symbolique ; il appelle à une paix juste et durable, indiquant que la stabilité internationale dépend de la cessation des hostilités. Son appel à la fin des violences à Gaza et à la garantie d'une aide humanitaire s'inscrit dans un cadre plus large d'engagement pour les droits humains, marquant une volonté claire de l'Albanie de se positionner comme un acteur responsable sur la scène internationale.
Au niveau régional, Begaj met l'accent sur la nécessité d'une coopération renforcée dans les Balkans occidentaux, ainsi que sur la reconnaissance du Kosovo comme un élément clé de cette stabilité. L'Albanie, en poursuivant une trajectoire euro-atlantique claire, aspire à intégrer l'Union européenne d'ici 2030. Ce projet ambitieux repose sur des réformes démocratiques et économiques, un message fort qui montre que l'Albanie ne se contente pas de faire entendre sa voix mais agit pour un avenir commun européen.
En conclusion, le discours de Bajram Begaj à l'ONU est un plaidoyer pour un monde où la paix, la justice sociale et la coopération internationale priment. En soutenant le Pacte pour l'avenir, il propose un cadre pour revitaliser le multilatéralisme, démontrant que chaque pays, même petit, peut contribuer à construire un monde plus juste et durable. À une époque où le cynisme et le repli sur soi semblent dominer, il est crucial de se rappeler que c'est ensemble que nous pourrons relever les défis qui nous attendent.