César Bernardo Arévalo de León, président du Guatemala, prend la parole à l'ONU avec un message fort et urgent. Son discours, prononcé lors de la 80e session de l'Assemblée générale, vient rappeler que la paix véritable nécessite un engagement collectif et un appel à la réforme de l'ONU.
Dans une allocution marquée par un profond respect pour les cultures autochtones, Arévalo évoque la paix comme une valeur humaine fondamentale, bien plus qu'une simple notion politique. En utilisant la langue Kekchi pour ouvrir son discours, il inscrit son message dans une histoire de lutte et de résilience. Le président guatémaltèque rappelle que l'ONU a été créée pour répondre aux atrocités de la Seconde Guerre mondiale, jouant un rôle essentiel dans la décolonisation et la protection des droits humains. Son expérience avec la Mission de vérification des Nations Unies au Guatemala est mise en avant comme une preuve que la médiation internationale peut ouvrir la voie à la réconciliation et à la paix durable.
Arévalo ne cache pas les défis actuels qui menacent la paix mondiale, citant des conflits en Ukraine, au Soudan et à Gaza. Sur le plan national, il met en lumière la nécessité de lutter contre la corruption et l'impunité, des fléaux qui sapent les fondements de la démocratie. Son appel à un soutien international pour garantir des élections transparentes en 2026 souligne l'importance de la confiance dans les processus démocratiques. La transparence électorale est présentée comme une condition sine qua non pour assurer la stabilité et la légitimité du gouvernement guatémaltèque.
Au-delà des frontières du Guatemala, le président rappelle l'engagement de son pays face à des enjeux régionaux comme la gestion des migrations et la lutte contre la criminalité transnationale. Il aborde également la question cruciale du changement climatique, plaidant pour une protection accrue des écosystèmes menacés, comme la forêt Maya. Arévalo appelle à un financement international équitable pour soutenir les pays vulnérables, soulignant que la justice climatique est indissociable de la paix.
Enfin, son discours se termine par un plaidoyer poignant pour une réforme du Conseil de sécurité de l'ONU, une institution dont la légitimité est remise en question par l'existence du droit de veto. Arévalo appelle à une ONU réformée, capable de répondre aux véritables besoins de l'humanité. Dans un monde où les défis sont interconnectés, son appel à une paix véritable — la verapace — résonne comme une nécessité urgente. Ce discours est bien plus qu'une simple allocution, c'est un cri de ralliement pour une action collective en faveur d'une justice mondiale et d'une paix authentique.