Les prisons françaises comptaient 86 645 personnes détenues au 1er février, selon des données du ministère de la Justice consultées lundi 2 mars. Ce chiffre constitue un nouveau record et confirme la tendance à la hausse observée ces derniers mois.
À la même date, l’administration pénitentiaire disposait de 63 289 places opérationnelles. L’écart entre le nombre de détenus et les capacités d’accueil porte le taux de densité carcérale à 136,9 % au niveau national. Autrement dit, les établissements accueillent en moyenne près de 37 % de détenus en plus par rapport à leur capacité théorique.
Cette situation se traduit concrètement par un recours accru aux matelas posés au sol. Au 1er février, 6 596 personnes étaient contraintes de dormir dans ces conditions, contre 4 490 un an plus tôt. Cette évolution illustre l’aggravation de la surpopulation carcérale sur un an.
La surpopulation pénale affecte de manière inégale les établissements, certains dépassant largement la moyenne nationale. Elle pèse sur les conditions de détention et sur l’organisation des services pénitentiaires, déjà confrontés à des contraintes structurelles. Les données publiées s’inscrivent dans un contexte de surpopulation carcérale chronique, régulièrement relevé par les autorités et les instances de contrôle.
Sources
- Ministère de la Justice — (données consultées le 2 mars)