Des responsables iraniens ont appelé, début avril, à la formation de chaînes humaines autour d’infrastructures civiles, notamment des ponts et des installations énergétiques, dans plusieurs villes du pays. Cette initiative intervient après des déclarations de Donald Trump menaçant de frapper les centrales électriques et les ponts iraniens si Téhéran ne répondait pas à ses exigences dans le cadre du conflit en cours.
Selon plusieurs médias internationaux, l’appel vise à afficher une présence civile autour de sites considérés comme critiques. Des images relayées montrent des groupes de civils rassemblés à proximité de centrales ou sur des ponts, brandissant des drapeaux nationaux. Cette mobilisation est présentée par les autorités iraniennes comme symbolique et destinée à dissuader d’éventuelles frappes.
Cette stratégie s’inscrit dans un phénomène déjà observé dans d’autres conflits, où des populations civiles se rassemblent autour d’infrastructures pour afficher une unité nationale face à une menace extérieure perçue comme existentielle. Des rassemblements similaires avaient été observés en Serbie en 1999 lors des bombardements de l’OTAN, notamment sur plusieurs ponts de Belgrade.
Des juristes et responsables militaires ont parallèlement souligné les enjeux juridiques liés à d’éventuelles frappes contre des infrastructures civiles, protégées par le droit international humanitaire. La présence de civils à proximité de ces sites peut toutefois accroître les risques humains en cas d’attaque.