L’opération militaire américaine baptisée « Epic Fury », lancée fin février 2026 contre des cibles iraniennes, a été préparée dans un cadre décisionnel particulièrement restreint, selon plusieurs enquêtes publiées par la presse américaine, dont le Wall Street Journal. La planification aurait impliqué un nombre limité de responsables politiques et militaires proches du président Donald Trump.
D’après ces informations, le vice-président JD Vance, le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le général Dan Caine figuraient parmi les principaux participants aux discussions ayant conduit aux frappes. Plusieurs responsables diplomatiques chargés du Moyen-Orient ainsi que certains services administratifs n’auraient pas été informés en amont du déclenchement de l’opération.
Selon ces mêmes sources, ce fonctionnement resserré aurait été assumé par l’administration afin de limiter les risques de fuites et de permettre une prise de décision rapide. Des responsables cités dans la presse américaine indiquent toutefois que cette méthode a réduit les possibilités de débat inter-agences habituellement associées aux opérations militaires de grande ampleur.
Des interrogations ont notamment été soulevées en interne sur la gestion des conséquences régionales possibles, en particulier le risque de perturbation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, axe stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial. L’escalade militaire déclenchée fin février a entraîné des tensions sur la navigation et une hausse des coûts d’assurance maritime dans la zone.
L’opération « Epic Fury » constitue l’une des plus importantes interventions militaires américaines récentes au Moyen‑Orient, dans un contexte de tensions accrues entre Washington et Téhéran après l’échec de négociations sur le programme nucléaire iranien. Les frappes ont été suivies de représailles iraniennes contre des bases américaines et des alliés régionaux, alimentant les craintes d’un conflit plus large.
Aux États-Unis, la conduite de l’opération fait l’objet de débats politiques sur l’équilibre entre rapidité décisionnelle, secret militaire et concertation institutionnelle, plusieurs responsables estimant que les procédures habituelles de coordination avaient été fortement réduites lors de la phase préparatoire.
Sources
- Wall Street Journal — https://www.wsj.com