Dans son discours à l'ONU, Félix Tshisekedi met en lumière la tragédie silencieuse qui frappe l'est de la République démocratique du Congo. Il appelle à une mobilisation internationale face à un génocide ignoré, tout en plaidant pour un multilatéralisme équitable qui pourrait transformer les dynamiques de pouvoir en Afrique.
Le président de la RDC, Félix Tshisekedi, s'est exprimé lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies, soulignant la nécessité d'un engagement renforcé pour la paix et la justice. Il dénonce la situation catastrophique à l'est du pays, où des groupes armés comme le M23 continuent de semer la terreur, causant des massacres et des déplacements massifs de populations. En qualifiant cette tragédie de « génocide silencieux », Tshisekedi appelle la communauté internationale à prendre conscience de l’urgence de la situation et à agir en conséquence. Ses mots résonnent comme un cri d'alarme, rappelant que des vies humaines sont en jeu dans un contexte souvent négligé par les grands médias et les décideurs.
Tshisekedi insiste également sur la nécessité d'une justice internationale rigoureuse pour les crimes de guerre et les violations des droits humains perpétrés dans la région. Il demande la création d'une commission d'enquête indépendante et des sanctions contre les responsables de ces atrocités. Ce plaidoyer s'inscrit dans un cadre plus large de réforme de l'architecture internationale, où la RDC, en tant que membre du Conseil de sécurité pour 2026-2027, espère porter la voix des pays en développement et promouvoir une représentation africaine accrue dans les instances décisionnelles mondiales.
Le discours du président congolais ne se limite pas à l'urgence humanitaire. Il aborde également des questions écologiques cruciales, en mettant en avant le bassin du Congo, souvent considéré comme le second poumon de la planète. Le projet Grand Tinga, qui vise à développer des solutions énergétiques durables, est présenté comme un modèle de transition énergétique en Afrique. En intégrant une dimension environnementale à son propos, Tshisekedi rappelle que la justice sociale et environnementale sont indissociables, et que l'avenir de la RDC et de la planète dépend d'un engagement collectif face aux défis écologiques.
En somme, le discours de Félix Tshisekedi à l'ONU est un appel à la solidarité internationale, à la justice et à la paix. Il invite chaque pays, chaque citoyen, à prendre conscience des enjeux qui se jouent au cœur de l'Afrique. En portant cette voix sur la scène internationale, la RDC espère non seulement attirer l'attention sur ses souffrances, mais aussi dessiner les contours d'un avenir où la justice et la dignité humaine prévalent. C'est une occasion de repenser notre engagement collectif pour un monde plus juste et plus solidaire.