Le discours de Gitanas Nausėda à l’ONU résonne comme un cri d’alarme face à la menace croissante que représente l’agression russe en Ukraine. En ce 80e anniversaire de l’ONU, le président lituanien souligne l’urgence de défendre les principes de paix et de souveraineté des États, tout en appelant à ne pas répéter les erreurs tragiques du passé.
Dans un contexte international où les tensions géopolitiques s’intensifient, le président lituanien s’attaque aux dangers de l’apaisement. En évoquant les leçons tragiques de l’histoire, il rappelle les conséquences désastreuses de la politique d’apaisement des années 1930, qui a conduit à la Seconde Guerre mondiale. Nausėda insiste sur la nécessité d’un soutien indéfectible à l’Ukraine, qui subit les affres d’une guerre d’agression depuis quatre ans. La résistance ukrainienne est non seulement un combat pour la souveraineté nationale, mais aussi un défi pour l’ensemble de l’ordre international établi par la Charte des Nations Unies.
Les répercussions de ce conflit ne se limitent pas à l’Europe. La guerre a engendré des crises alimentaires, énergétiques et humanitaires d’une ampleur mondiale. En appelant à un embargo sur l’énergie russe, Nausėda souligne que chaque euro dépensé en ressources énergétiques en provenance de Russie finance l’effort de guerre. Il appelle ainsi les nations à s’unir pour stopper ce flux de capitaux, qui alimente l’agression et menace la stabilité mondiale. Ce discours s’inscrit dans une démarche plus large de réaffirmation des valeurs fondamentales de la communauté internationale, où la force ne doit jamais prévaloir sur le droit.
En parallèle, le président lituanien ne fait pas l’impasse sur les crises au Moyen-Orient. Son appel à un cessez-le-feu immédiat à Gaza et à la relance d’un processus de paix crédible souligne l’importance de la diplomatie dans la résolution des conflits. La solution à deux États pour Israël et la Palestine est essentielle pour parvenir à une paix durable dans la région. Ce faisant, Nausėda élargit le débat au-delà de l’Europe, soulignant que la paix mondiale est interdépendante et nécessite des actions concertées sur plusieurs fronts.
Enfin, le président appelle à une réforme en profondeur de l’ONU, afin de la rendre plus efficace face aux défis contemporains. Sans une telle réforme, l’ONU risque de perdre sa raison d’être, ne parvenant plus à répondre aux besoins urgents de la communauté internationale. Ce discours est une invitation à réfléchir sur notre responsabilité collective pour bâtir un avenir où les principes de justice et de paix prévalent sur la force brute.