Gustavo Petro à l’ONU : « Gaza est le symbole de notre incapacité collective » – Discours 2025

Le discours de Gustavo Petro à l’ONU résonne comme un cri de désespoir face à une humanité en déroute. En tant que dernier acte officiel, le président colombien n’hésite pas à dénoncer les injustices qui gangrènent notre monde, faisant de Gaza le...

Gustavo Petro à l’ONU : « Gaza est le symbole de notre incapacité collective » – Discours 2025
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Le discours de Gustavo Petro à l’ONU résonne comme un cri de désespoir face à une humanité en déroute. En tant que dernier acte officiel, le président colombien n’hésite pas à dénoncer les injustices qui gangrènent notre monde, faisant de Gaza le symbole d’une incapacité collective à protéger la vie.

Pétri d’émotion et de convictions, Gustavo Petro s’adresse aux nations du monde en pointant du doigt les acteurs majeurs de la violence et de l’oppression. Pour lui, la responsabilité des puissances mondiales, notamment des États-Unis, est indiscutable dans l’alimentation des conflits et des souffrances humaines. Sa critique de la politique antidrogue américaine, qu’il qualifie de destructrice pour les populations les plus vulnérables, illustre bien cette dynamique. En stigmatisant les plus pauvres tout en préservant les intérêts des puissants, cette politique ne fait qu’élargir le fossé entre les riches et les pauvres, aggravant ainsi les crises sociales et humanitaires. Ce discours, qui dénonce l’hypocrisie des puissances, pose une question essentielle : jusqu’où les nations sont-elles prêtes à aller pour défendre les droits humains face à des intérêts économiques prépondérants ?

Petro ne s’arrête pas là. Il évoque le potentiel énergétique de l’Amérique latine et de l’Afrique, soulignant que ces régions pourraient jouer un rôle crucial dans la lutte contre la crise climatique. Pourtant, il déplore le déni scientifique des grandes puissances, comparable à d'autres périodes sombres de l’histoire, où l’ignorance et l’indifférence prévalaient. L’énormité de son propos réside dans son appel à subordonner le capital à la vie humaine et à la nature, une revendication radicale qui questionne les fondements mêmes du capitalisme moderne. En affirmant que l’humanité doit choisir entre sa survie et un capitalisme destructeur, il pose un défi majeur à l’ordre établi.

La nécessité d’une réforme de l’ONU est également au cœur de son discours. En exigeant la fin du droit de veto et la création d’une force internationale dédiée à la protection des civils, Petro appelle à une transformation radicale des institutions internationales, souvent perçues comme inefficaces face aux crises contemporaines. Sa référence à Gaza comme symbole d’un génocide, ainsi que son appel à l’unité des peuples, sont autant d’invitations à repenser notre engagement collectif envers les valeurs de paix et de justice.

En conclusion, le discours de Gustavo Petro à l’ONU s’élève comme un appel urgent à la conscience collective. Il nous rappelle que la lutte pour la dignité humaine et la justice sociale ne connaît pas de frontières. Ce message, à la fois alarmant et porteur d’espoir, nous interroge sur notre rôle en tant que citoyens du monde. Face aux défis qui se profilent, il nous revient d’agir, d’écouter et de défendre les valeurs qui nous unissent.

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