“Ce n’est pas parce qu’ils sont arrivés là en bateau il y a 500 ans que ça leur appartient.” Donald Trump a dit cela à propos du Groenland et du Danemark. Pour une fois, au-delà du bruit, de la vulgarité et des excès habituels, il a exprimé une vérité simple : la conquête ne crée pas la légitimité. Le temps n’efface pas le crime d’origine. Sans vraiment s’en rendre compte, il a touché un point qui remet en question toute l’histoire des États coloniaux.
Trump veut le Groenland pour sa position stratégique, ses ressources et son importance militaire face à la Russie et à la Chine. Il menace, fait pression et parle d’acheter le territoire comme s’il s’agissait d’un simple terrain. Le Danemark répond que le Groenland n’est pas à vendre. Les Groenlandais affirment que leur avenir leur appartient. Mais au-delà de ce bras de fer absurde, une phrase vient bouleverser le récit occidental : être arrivé quelque part il y a des siècles ne donne pas un droit moral pour toujours.
Si on prenait cette phrase au sérieux, ce ne serait pas seulement le Groenland qui serait concerné. Les États-Unis, le Canada, le Brésil, l’Argentine, l’Australie, et tout l’Occident construit sur des violences passées seraient aussi remis en question.
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