Le nouveau Guide suprême de la République islamique d’Iran, Mojtaba Khamenei, s’est exprimé publiquement pour la première fois à la radio-télévision d’État iranienne, quelques jours après sa désignation à la tête du pays à la suite de la mort d’Ali Khamenei lors des premières frappes israélo-américaines visant des installations iraniennes, selon plusieurs médias internationaux.
Dans cette intervention, Mojtaba Khamenei a affirmé que toutes les bases militaires américaines situées dans la région du Golfe devaient être fermées immédiatement, faute de quoi elles seraient considérées comme des cibles légitimes. Il a appelé les États du Golfe à mettre fin à la présence militaire des États-Unis sur leur territoire, avertissant que l’Iran se réservait le droit de frapper ces installations en cas de poursuite des opérations militaires contre lui.
Le nouveau Guide suprême a également remercié les forces alliées de l’Iran dans la région, notamment le Hezbollah libanais, les rebelles houthis au Yémen et plusieurs milices chiites irakiennes, qui ont mené ces derniers jours des attaques contre des positions américaines et israéliennes. Il a indiqué que ces actions pouvaient être intensifiées si le conflit se prolongeait.
Mojtaba Khamenei a évoqué la possibilité d’ouvrir d’autres fronts, en mentionnant notamment les zones d’extraction pétrolière et gazière du Golfe, qu’il a présentées comme des cibles potentielles en cas d’escalade militaire. Il a également déclaré que l’Iran exigerait des réparations de la part des pays qu’il considère comme responsables des attaques, et que, en cas de refus, la République islamique pourrait saisir des biens ou mener de nouvelles opérations militaires pour obtenir compensation.
Selon ses propos, l’Iran poursuivra le conflit tant que les sanctions économiques ne seront pas levées et que des compensations ne seront pas accordées. Il a conclu son intervention en affirmant que le pays « n’oubliera jamais de venger le sang des martyrs ».
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions régionales accrues, marqué par des affrontements indirects impliquant plusieurs États du Moyen-Orient et des acteurs non étatiques, faisant craindre une guerre durable susceptible d’avoir des répercussions majeures sur la sécurité régionale et sur l’économie mondiale, notamment en raison des risques pesant sur les routes énergétiques du Golfe.