Conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient et l’impact sur l’économie de la Russie

La guerre contre l’Iran menace de provoquer un séisme économique mondial. Blocage d’Ormuz, pétrole, gaz, engrais, routes maritimes : l’équilibre énergétique est menacé. Tandis que l’Union européenne s’expose à une crise majeure, la Russie pourrait tirer un avantage stratégique décisif du conflit.

Conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient et l’impact sur l’économie de la Russie
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La guerre contre l’Iran menée par les États-Unis et Israël depuis le 28 février risque d’avoir des conséquences bien plus importantes que la « Guerre des 12 jours » de 2025. Les conséquences économiques de ce conflit seront d’autant plus importantes qu’il durera longtemps. Or, les États-Unis comme Israël semblent avoir largement sous-estimé et la puissance de feu de leur adversaire et sa résilience. Si des coups très durs ont été portés contre l’Iran, y compris avec la destruction d’une partie de sa direction politique et religieuse, ces coups n’ont nullement provoqué pour l’instant une désagrégation de la chaîne de commandement, politique et militaire, du pays. Par contre, les conséquences économiques risquent d’être importantes. Le prix du pétrole a augmenté de près de 40% dans les 4 premiers jours du conflit et le prix du gaz d’environ 70%. Il convient d’estimer les différents scénarios qui s’offrent à nous.


I. Les scénarios du conflit et l’inconnue de la résilience de l’Iran

 À l’heure actuelle, et sur la base des informations – nécessairement contradictoires – sur la situation militaire, trois scénarios se dessinent.

 a) L’Iran s’effondre, sous le coup d’une révolte intérieure dans les deux semaines après le début du conflit. Cette révolte pourrait être la suite du mouvement politique et social de fin décembre - début janvier 2025-2026, ou encore l’entrée dans la scène politique de révoltes de minorités nationales (kurdes et azéries). Cette hypothèse reste possible, mais devient de moins en moins probable avec le temps. Fragilisée, les institutions politiques et sécuritaires de l’Iran font néanmoins preuves d’une grande résilience et rien n’indique, pour le moment, qu’elles soient sur le point de s’écrouler. Néanmoins, une guerre « courte » limite le choc économique direct sur l’économie mondial. Le trafic est rétabli dans le Détroit d’Ormuz après une interruption d’une quinzaine de jours, au plus. Les dégâts causés par les drones et les missiles iraniens sur les installations gazo-pétrolières des autres pays sont limités mais les volumes de drones tirés sont très importants.

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