Kassym-Jomart Tokaïev, président du Kazakhstan, prend la parole à l'ONU avec un message clair : l'organisation doit se réformer pour rester pertinente face aux enjeux contemporains. Ce discours, prononcé lors de la 80e session de l'Assemblée générale, met en lumière les défis mondiaux et la nécessité d'un multilatéralisme renouvelé.
Tokaïev évoque l'importance historique de l'ONU, mais souligne avec force que l'efficacité de cette institution est compromise sans une réforme substantielle. Il appelle à un Conseil de sécurité plus inclusif, capable d'intégrer de nouvelles puissances émergentes afin de refléter la réalité géopolitique actuelle. Ce plaidoyer pour un dialogue global renforcé est crucial alors que le monde fait face à des crises multiples, allant du désarmement nucléaire à la situation humanitaire à Gaza. Le président kazakh insiste sur la nécessité d'une approche collective pour aborder ces défis, affirmant que l'inaction constitue un risque pour la paix mondiale.
La question du désarmement nucléaire est centrale dans le discours de Tokaïev. Il rappelle que la réduction des arsenaux nucléaires est indispensable pour garantir la sécurité internationale. Face aux tensions croissantes, notamment en Ukraine, un appel à la désescalade et à la coopération entre les nations est impératif. En parallèle, il met en avant l'urgence d'une aide humanitaire pour les civils touchés par les conflits, notamment à Gaza, soulignant que la protection des populations vulnérables doit être une priorité collective.
Le président kazakh ne se limite pas aux enjeux géopolitiques. Il présente également les ambitions de son pays en matière de développement durable, en s'engageant pour la protection de l'environnement, notamment de la mer Caspienne. Tokaïev affirme que le Kazakhstan aspire à devenir une puissance digitale d'ici trois ans, en mettant l'accent sur une gouvernance éthique et inclusive de l'intelligence artificielle. Ce projet ambitieux vise à démontrer que le développement technologique peut être un vecteur de progrès social et non de division.
En conclusion, le discours de Kassym-Jomart Tokaïev à l'ONU est un appel à la responsabilité collective face aux crises mondiales. Sa vision pour un multilatéralisme réformé et inclusif, associé à un engagement fort pour le développement durable, pose des bases solides pour une coopération internationale renouvelée. À un moment où la confiance dans les institutions est fragile, ces paroles résonnent comme un impératif pour l’avenir de la paix et de la justice sociale.