La Cour des comptes est censée être l’un des derniers remparts de la République. Cette institution indépendante contrôle l’utilisation de l’argent public, évalue les politiques de l’exécutif et informe le Parlement ainsi que les citoyens. En principe, elle doit rester à l’écart de la politique partisane. Mais en réalité, elle est devenue l’un des endroits où la frontière entre haute administration et politique est la plus floue, au point de soulever une question démocratique essentielle : qui surveille encore les surveillants ?
Ce problème n’est ni anecdotique ni limité à quelques cas. Il est structurel. Depuis plusieurs années, la Cour des comptes sert de passage prestigieux où des responsables politiques sont nommés, parfois sans y travailler longtemps, mais gardent un titre valorisé dans le débat public. Le nom « Cour des comptes » devient alors un argument d’autorité, même sans expérience réelle ou production concrète.
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