Depuis plusieurs mois, la forte présence médiatique de Sarah Knafo pose question. D’autres responsables politiques, dont des femmes, ayant un poids électoral similaire, restent beaucoup moins visibles, on pense à Thierry Mariani ou Sophia Chikirou. Cette exposition ne s’explique ni par un large soutien populaire ni par un solide parcours politique. Elle semble plutôt résulter d’une construction médiatique, où l’image d’une personnalité repose sur des titres, des attitudes et des récits soigneusement entretenus, plus que sur un travail concret.
Dans cette mise en avant, un argument revient sans cesse : Sarah Knafo serait une experte reconnue dans la lutte contre le gaspillage public parce qu’elle est présentée comme magistrate à la Cour des comptes. Ce titre est utilisé comme preuve d’autorité, censée mettre fin au débat. Pourtant, si l’on regarde les faits, la réalité est bien moins flatteuse.
Comme tous les diplômés de l’ENA, Sarah Knafo a choisi un corps d’affectation à la fin de ses études, parmi plusieurs options telles que le Conseil d’État, l’Inspection des finances, la Cour des comptes, la préfecture ou la diplomatie. Elle a été nommée à la Cour des comptes en janvier 2020, au moment où la France entrait dans la crise du Covid, avec le confinement, la désorganisation des administrations, le télétravail généralisé et l’arrêt ou le ralentissement de nombreuses missions de contrôle.
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