La part du dollar américain dans les réserves officielles de change poursuit son recul graduel, selon les données du Fonds monétaire international. Hors or, la monnaie américaine représente environ 56 à 57 % des réserves mondiales, contre plus de 70 % au début des années 2000. Cette baisse s’inscrit dans une tendance de long terme, marquée par une diversification progressive des portefeuilles des banques centrales.
Parallèlement, l’or occupe une place croissante dans les réserves internationales. Les banques centrales ont multiplié les achats ces dernières années, portant les acquisitions annuelles à des niveaux historiquement élevés. Cette accumulation renforce mécaniquement le poids de l’or dans les réserves totales et réduit, en proportion, celui des principales devises, dont le dollar.
Plusieurs pays émergents ont particulièrement accru leurs réserves d’or. La Russie et la Chine ont fortement augmenté leurs stocks au cours de la dernière décennie, tandis que d’autres économies ont également renforcé leurs positions. Cette stratégie est souvent présentée comme un moyen de diversification des actifs et de réduction de l’exposition aux fluctuations du dollar.
Cette évolution s’inscrit aussi dans un contexte de diversification monétaire plus large. Certaines économies cherchent à développer les échanges commerciaux et financiers dans leurs monnaies nationales. Des initiatives portées par des pays du groupe BRICS visent notamment à élargir l’usage des devises locales dans le commerce international, contribuant à une baisse relative du poids du dollar dans les réserves mondiales.
Malgré cette tendance, le dollar demeure la principale monnaie de réserve internationale, loin devant l’euro et les autres devises. Sa part recule progressivement mais conserve une avance importante, soutenue par la profondeur des marchés financiers américains et le rôle du dollar dans les échanges internationaux.
Sources
- FMI — https://data.imf.org