Les forces américaines ont annoncé dimanche l’interception du Veronica III, un pétrolier visé par des sanctions et ayant quitté le Venezuela au début du mois de janvier. L’opération s’est déroulée dans l’océan Indien, après plusieurs semaines de suivi du navire depuis les Caraïbes, selon le département américain de la Défense.
D’après le Pentagone, le bâtiment faisait l’objet d’une surveillance depuis son départ des eaux vénézuéliennes. Les autorités américaines estiment que le pétrolier cherchait à contourner les sanctions imposées par Washington contre le secteur énergétique du Venezuela. Ces mesures restrictives visent notamment les exportations de pétrole du pays, principale source de revenus de l’État vénézuélien.
Aucune précision n’a été donnée sur la cargaison exacte transportée par le navire au moment de son interception. Le Pentagone n’a pas détaillé non plus les modalités opérationnelles de l’intervention ni l’identité de l’équipage. Les autorités américaines ont indiqué que le pétrolier était sous sanctions, sans préciser le cadre juridique exact invoqué pour l’interception en haute mer.
Les États-Unis maintiennent depuis plusieurs années un régime de sanctions économiques à l’encontre du Venezuela, visant des responsables politiques ainsi que des entreprises et navires impliqués dans le commerce pétrolier. Washington affirme que ces mesures ont pour objectif de faire pression sur les autorités vénézuéliennes.
L’interception du Veronica III intervient dans un contexte de surveillance accrue des flux maritimes liés aux exportations énergétiques vénézuéliennes. Aucune réaction officielle des autorités vénézuéliennes n’avait été communiquée au moment de l’annonce américaine.