Luis Arce à l’ONU : « Le colonialisme n’a pas disparu, il a changé de visage » – Discours 2025

Dans un discours percutant à l'ONU, Luis Arce, président de la Bolivie, dénonce le néocolonialisme et l'hégémonie des puissances impérialistes. Alors que l'Assemblée générale célèbre ses 80 ans, ses mots résonnent comme un appel à la refondation...

Luis Arce à l’ONU : « Le colonialisme n’a pas disparu, il a changé de visage » – Discours 2025
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Dans un discours percutant à l'ONU, Luis Arce, président de la Bolivie, dénonce le néocolonialisme et l'hégémonie des puissances impérialistes. Alors que l'Assemblée générale célèbre ses 80 ans, ses mots résonnent comme un appel à la refondation d'un multilatéralisme véritablement égalitaire.

Le 25 septembre 2025, Luis Arce a pris la parole lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations Unies pour rappeler que malgré les avancées des dernières décennies, le monde demeure marqué par des inégalités criantes, des violences persistantes et des structures de pouvoir obsolètes. Son discours souligne que l'ONU, institution fondée pour promouvoir la paix et la justice, a échoué à remplir ses promesses. Au lieu d'une véritable coopération internationale, nous assistons à un renforcement des logiques néocoloniales, où le capitalisme sauvage domine les relations entre les États.

Arce interpelle la communauté internationale en affirmant que le colonialisme n'a pas disparu, mais a simplement changé de visage. Cette affirmation plonge au cœur des luttes contemporaines, où les anciennes pratiques de domination se sont modernisées, adoptant désormais les discours du marché pour masquer leurs intentions. Le président bolivien appelle ainsi à la création d'une commission internationale des réparations pour reconnaître les injustices passées et exiger des restitutions aux peuples spoliés. Cette demande s'inscrit dans un contexte plus large de justice sociale et de réconciliation avec les histoires coloniales qui continuent de hanter de nombreuses nations.

Dans un monde où les guerres se transforment en batailles économiques et médiatiques, Arce dénonce également l'interventionnisme étranger, en particulier celui qui se cache derrière la lutte contre le trafic de drogue. Il appelle à une démilitarisation mondiale et à la défense des droits des peuples autochtones, insistant sur la nécessité de protéger la Terre nourricière, un élément central de la culture et de l'identité bolivienne. La Bolivie, en tant que gardienne de l'Amazonie, se positionne comme un acteur clé dans la lutte pour la préservation de cette ressource vitale pour l'humanité.

Le discours de Luis Arce, profondément ancré dans une vision anticoloniale et écologique, s'achève par un appel à construire un nouvel ordre international basé sur la justice sociale et la souveraineté des peuples. Face à un système international en crise, il est urgent de redéfinir les relations entre États sur des bases d'égalité et de respect mutuel. La voix de la Bolivie, portée par son président, invite chaque citoyen à réfléchir à son rôle dans la construction d'un monde plus juste et solidaire.

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