En déplacement officiel en Corée du Sud, le 3 avril, le président de la République Emmanuel Macron a livré une prise de position notable sur la situation iranienne, lors d’un échange avec des étudiants à l’Université Yonsei.
Dans un contexte de tensions accrues autour de l’Iran et de recours renouvelés à l’option militaire par certaines puissances occidentales, le chef de l’État français a exprimé des réserves explicites sur l’efficacité de ces stratégies. Il a notamment mis en avant les précédents des interventions en Irak, en Afghanistan et en Libye, qu’il juge sans résultats durables.
« L’Iran est un très mauvais régime — cela ne fait aucun doute. Je suis en désaccord avec lui sur de nombreux sujets.
Mais je ne crois pas que nous réglerons la situation uniquement par des bombardements ou des opérations militaires.
Regardez ce qui s’est passé avec ce type d’interventions en Irak, en Afghanistan, en Libye — nous n’avons jamais obtenu de résultats. Jamais. Même après 20 ans.
Il faut donc respecter la souveraineté des peuples. Si les peuples veulent changer un régime, s’ils veulent réagir, se mobiliser, ils peuvent le faire. »
Ce positionnement marque une prise de distance avec une logique d’intervention armée, au moment où les rapports de force internationaux se durcissent. Il réaffirme, dans le même temps, un principe de souveraineté populaire comme cadre de transformation politique.
Dans cette séquence, le président français articule une critique des interventions militaires occidentales récentes, tout en maintenant une condamnation claire du régime iranien, traduisant un équilibre entre alignement diplomatique et affirmation d’une voie distincte sur les moyens d’action.
Sources
- Élysée — https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2026/04/03/deplacement-en-republique-de-coree-deuxieme-journee