Le discours de María Gabriela Sommerfeld à l'ONU résonne comme un cri de ralliement pour un multilatéralisme du XXIe siècle, fondé sur des valeurs humaines et éthiques. Dans un monde en proie aux crises, l'Équateur s'affirme comme un acteur engagé, appelant à une coopération internationale nécessaire pour faire face aux enjeux contemporains.
Lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, la ministre équatorienne des Affaires étrangères a mis en lumière l'urgence de réformer le système international. L'Équateur, en tant qu'État fondateur de l'ONU, souligne son engagement envers une gouvernance mondiale renouvelée, capable de répondre aux défis actuels tels que la criminalité transnationale, les crises climatiques et les inégalités croissantes. Sommerfeld insiste sur le fait que la paix ne peut être atteinte sans justice, une vérité fondamentale qui doit guider toutes les actions des nations.
Le discours de Sommerfeld ne se limite pas à une simple énumération des problèmes. Elle évoque la reconnaissance du narcoterrorisme comme une menace équivalente à un conflit armé, un constat alarmant qui exige une réponse collective. Dans ce contexte, l'appel à une coopération régionale et mondiale se fait pressant. L'Équateur appelle à un engagement renforcé pour démanteler les réseaux criminels tout en respectant la souveraineté des États. C'est un équilibre délicat à trouver, mais essentiel pour construire un avenir où la sécurité et la justice coexistent.
Sommerfeld prône également un multilatéralisme inclusif qui intègre les voix des pays en développement, la jeunesse et les femmes dans les processus décisionnels. Cette vision d'une gouvernance mondiale plus représentative est indispensable pour aborder les crises de manière holistique. L'Équateur se positionne comme un modèle de durabilité, promouvant une économie diversifiée qui respecte la biodiversité et mise sur une utilisation éthique des technologies émergentes, notamment l'intelligence artificielle. Une telle approche est cruciale à l'heure où ces technologies façonnent nos sociétés.
Enfin, la ministre met en avant la nécessité de réviser les critères de financement international, qui sont souvent inadaptés aux réalités des pays du Sud. L'investissement dans la jeunesse est présenté comme un pilier de stabilité et d'innovation, une vision d'avenir qui mérite d'être soutenue et réalisée. Le discours de Sommerfeld est un appel à l'action pour une communauté internationale qui doit se réinventer, car le multilatéralisme du XXIe siècle doit être humain, éthique et véritablement représentatif des enjeux globaux.