Maria Malmer Stenergard, ministre suédoise des Affaires étrangères, a pris la parole à l'ONU pour rappeler l'importance cruciale du droit international face à un monde en proie au chaos. Son discours, vibrant d'engagement et d'humanité, appelle à une mobilisation collective pour renforcer le multilatéralisme et lutter contre les crises globales.
La 80e session de l'Assemblée générale des Nations Unies est l'occasion de réaffirmer les valeurs fondatrices qui ont présidé à sa création. La Suède, sous la direction de sa ministre, a rappelé que le droit international n'est pas seulement un cadre juridique, mais une nécessité pour garantir la paix et la justice. En évoquant Fifi Brindacier, symbole de résistance et d'indépendance, Stenergard a incité les nations à se lever avec audace pour défendre les principes qui unissent l'humanité. Loin des discours éculés des leaders traditionnels, elle a osé un appel à l'action, insufflant un souffle nouveau à la mission de l'ONU.
Son intervention ne se limite pas à une simple célébration. Elle met en lumière les conflits contemporains, notamment en Ukraine, à Gaza et au Soudan, qui mettent à mal la stabilité mondiale. En rendant hommage à Angéina, une jeune victime de la guerre en Ukraine, Stenergard a illustré de manière poignante les conséquences tragiques des conflits armés. Cette approche humaniste rappelle que derrière chaque chiffre se cache une vie humaine, une souffrance qui exige une réponse internationale. L'appel à la responsabilité et à la justice est clair : il n’est plus temps de rester passif face aux atrocités.
Dans un monde où les crises humanitaires se multiplient, la ministre a également dénoncé les actes du Hamas tout en plaidant pour une solution à deux États dans le cadre du conflit israélo-palestinien. Ce positionnement équilibré souligne l'importance d'une approche fondée sur le dialogue et le respect mutuel. Stenergard a souligné que l'accès humanitaire doit être garanti et que le droit international doit être la boussole guidant les actions des États.
En tant que présidente d'ONU Femmes, la Suède a mis en avant la nécessité de l'égalité des genres comme fondement d'une paix durable. Stenergard a affirmé que l'égalité n'est pas un luxe, mais une condition sine qua non pour bâtir un avenir prospère. En conclusion, son discours appelle à une mobilisation collective face aux défis du changement climatique et des inégalités. Ensemble, nous avons les moyens de transformer la société, mais cela nécessite un engagement sincère et une volonté d'agir.