Dans son discours à l'ONU, Mohamed Irfaan Ali, président du Guyana, fait entendre une voix claire et engagée face aux crises globales. En soulignant l'urgence d'une réforme de l'ONU, il appelle à une action collective pour construire un avenir de paix et de justice.
Le discours prononcé par Mohamed Irfaan Ali lors de la 80e session de l'Assemblée générale de l'ONU est une déclaration forte sur la nécessité d'agir face aux défis contemporains. En rappelant les succès historiques de l'ONU dans la promotion des droits humains et la décolonisation, il met en exergue les failles du système face à des crises persistantes. Les conflits armés, la crise climatique et les inégalités croissantes nécessitent une réponse unie et déterminée. Le président du Guyana ne se contente pas de dénoncer l'inefficacité actuelle, il propose également une vision claire : une ONU renouvelée, capable de répondre aux attentes des peuples du monde entier.
Les enjeux évoqués par Ali sont d'une brûlante actualité. Sa condamnation des atrocités en Palestine, mais aussi en Ukraine et en Haïti, met en lumière la nécessité de protéger les civils et de garantir leur sécurité. En affirmant la souveraineté du Guyana dans son différend territorial avec le Venezuela, il rappelle que les petits États ne doivent pas être sacrifiés sur l'autel des ambitions des puissances. Cette défense des droits souverains résonne dans un monde où l'équilibre des forces est souvent déséquilibré au détriment des plus vulnérables.
Sur le plan régional, le président appelle à la levée de l'embargo contre Cuba, insistant sur la nécessité de solidarité entre nations. Son engagement envers l'égalité des sexes et la protection de l'environnement, illustré par les initiatives REDD+ et la vente de crédits carbone, montre que le développement durable est une priorité. Il souligne également l'importance d'une gouvernance éthique de l'intelligence artificielle, un sujet qui devient crucial dans un monde en constante évolution technologique.
Le discours de Mohamed Irfaan Ali s'inscrit dans une perspective globale et engageante. Il souligne la nécessité d'un nouveau pacte financier pour soutenir les pays en développement, une revendication essentielle pour construire un monde plus juste. En parallèle, il appelle à une réforme institutionnelle de l'ONU, pour qu'elle demeure le meilleur espoir de l'humanité face aux défis du XXIe siècle. Ce discours est une invitation à repenser notre engagement collectif pour un avenir meilleur.