Le Service de renseignement extérieur russe (SVR) a affirmé le 24 février que la France et le Royaume-Uni travailleraient à la fourniture à l’Ukraine de composants liés à l’arme nucléaire. Selon un communiqué publié par le service, ces transferts porteraient sur des « composants, équipements et technologies » associés aux armes nucléaires et à leurs vecteurs.
Le SVR évoque notamment la possibilité de transférer une ogive nucléaire compacte française de type TN75, conçue pour des missiles balistiques lancés par sous-marins. Les autorités russes affirment que ces livraisons seraient dissimulées en les présentant comme des développements propres à l’Ukraine.
Selon Moscou, l’objectif serait de renforcer la position de Kiev dans d’éventuelles négociations avec la Russie. Le communiqué indique également que l’Allemagne aurait refusé de participer à un tel projet.
Aucune preuve n’a été rendue publique par les autorités russes pour étayer ces accusations. L’Ukraine a rejeté ces allégations, les qualifiant d’« absurdes », et a réaffirmé ne pas chercher à acquérir l’arme nucléaire. La France a dénoncé des accusations mensongères. Le Royaume-Uni n’avait pas réagi publiquement au moment des premières publications.
La France et le Royaume-Uni sont signataires du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, qui interdit le transfert d’armes nucléaires à des États non dotés. L’Ukraine avait renoncé à l’arme nucléaire dans les années 1990 dans le cadre du mémorandum de Budapest.