Des négociations directes entre responsables américains et iraniens se sont tenues à Islamabad les 11 et 12 avril, sous médiation du Pakistan. Ces discussions, inédites à ce niveau depuis plusieurs décennies, visaient notamment à prolonger un cessez-le-feu fragile et à ouvrir la voie à un accord plus large entre les deux pays.
Après environ vingt heures d’échanges, aucun accord n’a été trouvé. Le vice-président américain JD Vance a indiqué qu’aucune « promesse ferme » n’avait été obtenue de la part de Téhéran concernant un éventuel abandon de ses activités nucléaires sensibles. Il a également annoncé son retour aux États-Unis, évoquant une « offre finale et la meilleure possible » présentée à la partie iranienne.
De son côté, l’Iran a accusé les États-Unis d’avoir formulé des « demandes déraisonnables », selon des propos relayés par les médias d’État. Les autorités iraniennes ont estimé que ces exigences avaient conduit à l’échec des négociations. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a par ailleurs indiqué qu’aucun accord n’était attendu dès ce premier cycle de discussions.
Le Pakistan, qui accueillait les pourparlers, a appelé les deux parties à poursuivre leurs efforts diplomatiques et à continuer de respecter le cessez-le-feu en vigueur. Les discussions intervenaient dans un contexte régional marqué par de fortes tensions, notamment liées aux enjeux sécuritaires et à la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz.