Dans un monde où les voix des puissants dominent, le discours de Netumbo Nandi-Ndaitwah à l’ONU résonne comme un appel à la justice et à l’équité. Première femme présidente de la Namibie, elle s’adresse à l’assemblée générale avec des préoccupations qui transcendent les frontières et touchent au cœur des enjeux contemporains.
En évoquant les 80 ans de l’ONU, Nandi-Ndaitwah rappelle le rôle fondamental de cette institution dans la promotion de la paix, de la décolonisation et de la protection des droits humains. Elle souligne l’urgence d’une action collective pour faire face aux défis globaux, notamment le chômage des jeunes, les inégalités socio-économiques et l’accès à l’énergie et à l’eau. La présidente namibienne insiste sur l’autonomisation de la jeunesse et la nécessité d’une éducation gratuite, éléments cruciaux pour le développement durable de tout continent, mais particulièrement de l’Afrique.
La proposition d’un centre régional africain du Fonds vert pour le climat, accueilli en Namibie, illustre la volonté de son pays de s’engager activement dans la lutte contre les effets dévastateurs du changement climatique. Ce projet ambitieux témoigne d'une prise de conscience collective face à un problème qui menace les fondements mêmes de l’existence sur le continent. La présidente plaide pour une coopération multilatérale renforcée, condition sine qua non pour relever ces défis. Dans un monde interconnecté, l’inaction n'est plus une option.
Nandi-Ndaitwah ne s’arrête pas là. Elle appelle à une réforme profonde du Conseil de sécurité des Nations Unies, réclamant une représentation équitable pour l’Afrique. Cette demande, qui s’inscrit dans une lutte historique contre l’injustice, met en lumière la nécessité de redéfinir les rapports de force au sein d’une institution censée incarner l’équilibre mondial. Elle dénonce également les sanctions unilatérales imposées à des pays comme Cuba, le Zimbabwe et le Venezuela, affirmant qu’elles violent la souveraineté des États et freinent leur développement.
En conclusion, son intervention sur la situation à Gaza, qualifiée de génocide par une commission d’enquête de l’ONU, résonne comme un cri de désespoir face à l’inaction internationale. Son appel à un consensus mondial pour mettre fin à ce conflit souligne l’urgence d’une solidarité internationale. À travers son discours, Netumbo Nandi-Ndaitwah incarne l’espoir d’un monde plus juste, où toutes les voix, même celles des plus marginalisés, sont entendues et respectées.