Olivier Nduhungirehe à l’ONU : « Le génocide n’est pas un souvenir, c’est une menace »

Olivier Nduhungirehe, ministre rwandais des Affaires étrangères, s'adresse à l'ONU avec une force inédite. Son discours résonne comme un cri d'alarme face à la menace persistante du génocide, appelant à une vigilance et à une action...

Olivier Nduhungirehe à l’ONU : « Le génocide n’est pas un souvenir, c’est une menace »
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Olivier Nduhungirehe, ministre rwandais des Affaires étrangères, s'adresse à l'ONU avec une force inédite. Son discours résonne comme un cri d'alarme face à la menace persistante du génocide, appelant à une vigilance et à une action internationales immédiates.

Dans son intervention, Nduhungirehe inscrit son message dans le contexte tragique du Rwanda, tout en soulignant l'urgence d'une réforme du Conseil de sécurité de l'ONU pour garantir une représentation africaine pérenne. Il rappelle que l'Afrique, trop souvent marginalisée, a besoin d'une voix forte et permanente pour défendre ses intérêts et assurer la paix dans un continent meurtri par des conflits historiques. Cette revendication n'est pas seulement une question de représentation, mais d'équité dans un système global qui peine à reconnaître les réalités africaines.

Le ministre évoque ensuite le modèle rwandais de développement durable, qui allie résilience et innovation. Il souligne l'importance d'un passage de l'aide humanitaire à un partenariat commercial équitable, permettant aux nations du Sud de se libérer de la dépendance et d'aspirer à une autonomie économique. Cette vision du développement est cruciale pour garantir un avenir où chaque pays peut s'épanouir sans être contraint par des schémas d'aide obsolètes et souvent inefficaces.

Les questions de paix et de sécurité régionale occupent une place centrale dans son discours. En mettant en lumière la situation complexe de l'est de la République Démocratique du Congo, Nduhungirehe dénonce la militarisation croissante et la complicité de Kinshasa avec des groupes armés responsables de violences inacceptables. Sa critique de la MONUSCO, jugée inefficace, appelle à repenser les mécanismes d'intervention internationale pour garantir une réelle protection des civils et une réponse adéquate aux crises humanitaires.

En conclusion, Olivier Nduhungirehe rappelle que le génocide n'est pas qu'un souvenir, mais une menace qui se ravive dans le silence. Son discours, loin d'être un simple plaidoyer, place la communauté internationale devant ses responsabilités. Il appelle à un renforcement du multilatéralisme pour prévenir les génocides et protéger les droits humains dans un monde en proie à de nombreux défis. Ce message urgent et déterminé mérite d'être entendu et discuté, car il touche aux fondements mêmes de notre humanité.

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