On peut être allergique à l'œuvre d'Olivier Marchal et trouver son cocktail de flics dépressifs et borderline, de blousons de cuir, de virilisme appuyé et de hiérarchie policière veule ou défaillante terriblement répétitif. C'est le verre de 1664 à moitié vide. Ou alors saluer une œuvre cohérente, capable d'offrir, à intervalles réguliers, des moments certes balisés mais efficaces, portés par une galerie de gueules toujours à la limite. Selon l'humeur, on y trouve son compte.
L'œuvre de Marchal est inégale, mais Marchal ne se prend pas pour Orson Welles. On n'est jamais surpris, mais jamais perdu : il suffit d'accepter de jouer le jeu et d'en respecter les règles.

Les deux saisons de Pax Massilia illustrent cette logique. On y retrouve du pur Marchal : des flics en bombers roulant en voitures rapides (Audi, sort de ce corps), des méchants inénarrables, des coupes de cheveux improbables - mention spéciale au personnage de « l'Indien », incarné par Moussa Maaskri - et des flambées de violence bien saignantes. Le cahier des charges est rempli, Marseille sert de toile de fond.
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