Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié, mercredi 25 mars, la situation actuelle au Moyen-Orient de « scénario bien pire » que celui de la guerre d’Irak de 2003. Il s’exprimait devant les députés du Congrès espagnol, dans un contexte d’intensification des tensions militaires dans la région.
Selon lui, la nature et l’ampleur du conflit en cours diffèrent sensiblement de celles de l’intervention menée en Irak il y a plus de vingt ans. « Nous ne sommes pas du tout dans le même scénario », a-t-il déclaré, évoquant des conséquences « plus importantes et plus profondes ».
Ces propos interviennent alors que plusieurs acteurs majeurs sont impliqués dans l’escalade, notamment les États-Unis, Israël et l’Iran. Des frappes et contre-frappes ont été signalées dans plusieurs zones stratégiques, alimentant les craintes d’un élargissement du conflit à l’ensemble de la région.
Pedro Sánchez a également mis en garde contre le risque d’une « catastrophe absolue », dans un contexte marqué par la multiplication des opérations militaires et la fragilité de certains équilibres régionaux. Selon des estimations relayées le même jour, les violences auraient déjà fait plusieurs milliers de morts.
La comparaison avec la guerre d’Irak de 2003, conflit emblématique mené par une coalition internationale dirigée par les États-Unis, souligne la gravité perçue de la situation actuelle. Cette référence reste particulièrement sensible en Espagne, où l’engagement militaire de l’époque avait suscité une forte contestation.