Dans son discours marquant à l'ONU, José Raúl Mulino Quintero, président du Panama, appelle à renforcer le multilatéralisme et à protéger le Canal de Panama comme un bien commun mondial. Dans un contexte de crises globales, son intervention résonne comme un plaidoyer pour une coopération internationale renouvelée.
Le président Quintero rappelle l'engagement historique du Panama envers la paix et le développement durable. En cette 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies, il souligne l'importance d'une représentation accrue de l'Amérique latine et des Caraïbes dans les instances décisionnelles mondiales. Ce n'est pas simplement une question de justice, mais une nécessité pour affronter les défis contemporains qui transcendent les frontières. Le Canal de Panama, véritable artère du commerce international, est présenté non seulement comme un atout stratégique, mais comme un symbole de neutralité et de coopération. Quintero insiste sur le fait que cet espace doit rester un instrument de paix, accessible à tous, et non un enjeu de domination géopolitique.
Dans son discours, le président aborde également les crises environnementales qui menacent notre planète, notamment le changement climatique, la pollution et la perte de biodiversité. Il lance l'initiative Nature Pledge, une démarche visant à réduire les émissions de carbone et à restaurer les écosystèmes, soulignant que la protection de la nature est une responsabilité collective. Par ailleurs, il met en lumière la nécessité d'une approche humaniste face à la migration, prônant une gestion basée sur la dignité humaine et la coopération internationale plutôt que sur la peur et la violence.
La lutte du Panama contre la piraterie, le trafic d'armes et de drogues est également mise en exergue, comme un effort pour garantir la sécurité maritime et humaine dans la région. En fermant les points de passage illégaux dans la région du Darién, le pays œuvre pour un avenir où les migrations peuvent se faire dans un cadre sécurisé et respectueux des droits humains. Cette vision d'une coopération renforcée est plus que jamais essentielle pour répondre aux enjeux globaux interconnectés, où l'inaction pourrait entraîner des conséquences désastreuses.
En conclusion, le discours de Quintero à l'ONU n'est pas qu'une simple allocution, c'est un appel à l'action. Il rappelle que face aux défis mondiaux, seul un multilatéralisme fort et inclusif pourra nous permettre de construire un avenir durable. Les voix de leaders comme Quintero sont nécessaires pour rappeler que chaque pays, chaque peuple a un rôle à jouer dans la préservation de notre planète et de ses richesses pour les générations futures.