Une série d’accusations relayées par Kim Dotcom affirme que Palantir aurait été piratée via un agent d’intelligence artificielle, avec des révélations majeures à la clé. À ce stade, aucune preuve vérifiable ni confirmation indépendante ne vient étayer ces affirmations.
Depuis leur naissance, les États-Unis projettent leur puissance bien au-delà de leurs frontières. Derrière les discours de liberté, de démocratie et de défense du « monde libre » se déploient interventions, coups d’État, bombardements et alliances cyniques… un impérialisme qui ne dit pas son nom.
Des collégiens lisent désormais des classiques en versions abrégées plutôt qu’intégrales. Derrière cette pratique se dessine une école qui simplifie au lieu d’exiger, au risque de former des lecteurs de résumés plutôt que de véritables lecteurs.
Sanctions américaines : quand l’arbitraire que l’Europe tolère se retourne contre elle
Les sanctions américaines contre Thierry Breton révèlent une dérive plus profonde : la banalisation de décisions politiques sans juge. Quand l’arbitraire devient acceptable contre les autres, il finit toujours par se retourner contre soi.
Les sanctions prises par les États-Unis contre plusieurs personnalités européennes, dont Thierry Breton, constituent un événement politique important, plus révélateur qu’il n’y paraît. Officiellement, il s’agit d’une interdiction d’entrer sur le sol américain, décidée par le gouvernement de Washington, en réponse à des actions jugées contraires aux intérêts stratégiques américains, notamment en matière de régulation du numérique et de lutte contre la « désinformation ». Mais au-delà de cette justification, un point essentiel ressort : cette décision n’est fondée sur aucune procédure judiciaire, aucun jugement, ni débat public. Il s’agit d’un acte pur de pouvoir politique. C’est justement ce caractère arbitraire qui indigne aujourd’hui une partie des dirigeants européens, alors que cette pratique est devenue courante depuis plusieurs années dans l’espace euro-atlantique.
La première analyse de cette affaire, notamment celle de Georges Kuzmanovic, souligne une ironie politique difficile à ignorer. Thierry Breton n’a jamais été opposé aux États-Unis, ni un fervent défenseur d’une souveraineté européenne indépendante de Washington. Sur les grands sujets industriels, stratégiques et géopolitiques, il a toujours adopté une position conforme aux priorités américaines. Voir aujourd’hui ce type de responsable devenir victime de la fermeté américaine questionne moins la décision de Washington que l’illusion, entretenue pendant des années, d’une relation d’égal à égal. L’histoire récente montre qu’en situation de dépendance, la loyauté n’assure pas la protection. L’affaire Frédéric Pierucci, emprisonné aux États-Unis lors du démantèlement d’Alstom, en est un exemple : à l’époque, l’extraterritorialité américaine avait été acceptée sans grand scandale par une grande partie des élites politiques et médiatiques françaises, au nom de la lutte contre la corruption et de l’ordre juridique international, alors qu’elle servait des intérêts industriels précis. L’indignation actuelle semble donc sélective, tardive et, en partie, peu crédible.
Thierry Breton est interdit de voyage aux Etats-Unis.
C'est quand même hilarant de voir de fiéffés atlantistes sanctionnés par Washington.
Ceci dit, est-ce une surprise ?
Voyons voir, qu'a dit et fait Breton quand Frédéric Pierucci, un des dirigeants d'Alstom, a été emprisonné… pic.twitter.com/YSHnLSHuRG
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