Taye Atskeselassie Amde à l’ONU : « L’Afrique ne demande pas des privilèges, mais sa juste place »

Taye Atskeselassie Amde, président de l’Éthiopie, s'exprime à l'ONU avec une force claire et déterminée. Dans un monde où l'Afrique est souvent mise de côté, il réaffirme que le continent ne demande pas des privilèges, mais sa juste place sur la...

Taye Atskeselassie Amde à l’ONU : « L’Afrique ne demande pas des privilèges, mais sa juste place »
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Taye Atskeselassie Amde, président de l’Éthiopie, s'exprime à l'ONU avec une force claire et déterminée. Dans un monde où l'Afrique est souvent mise de côté, il réaffirme que le continent ne demande pas des privilèges, mais sa juste place sur la scène internationale.

Lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, Amde a dressé un bilan des huit décennies d'efforts multilatéraux pour la paix et le développement. Il a salué les avancées réalisées, tout en soulignant les inégalités persistantes qui gangrènent le système onusien. La représentation de l'Afrique au sein du Conseil de sécurité demeure une question brûlante. Le président éthiopien a plaidé pour une réforme urgente afin de garantir une voix équitable aux nations africaines, souvent négligées dans les grandes décisions internationales. L'ONU, selon lui, doit évoluer pour offrir une gouvernance mondiale plus juste, fondée sur la coopération et le développement durable.

Amde a également mis en lumière les défis qui se dressent devant l'humanité, notamment la résurgence des politiques isolationnistes et la montée de la course aux armements. Il a appelé la communauté internationale à restaurer la confiance et à s'engager dans des actions concrètes pour faire face à la crise climatique. En insistant sur l'importance d'une justice économique, il a souligné que la paix mondiale ne peut exister sans son corollaire, la justice sociale. Sa déclaration sur l'effacement et la restructuration de la dette africaine est un cri de ralliement pour un continent qui aspire à libérer son potentiel économique et social.

Le discours fait également écho à des symboles de modernisation et d'espoir pour l'Éthiopie, comme le Grand Barrage de la Renaissance. Ce projet, loin d'être une simple initiative nationale, se veut un projet africain, capable de fournir une énergie propre à des millions de personnes et de favoriser la sécurité alimentaire et industrielle. Amde a su articuler une vision d'une Afrique unie et souveraine, acteur majeur d'un nouvel ordre international, promouvant des valeurs de solidarité et de multilatéralisme.

À une époque où les voix alternatives sont souvent étouffées, le discours de Taye Atskeselassie Amde résonne comme un appel à la prise de conscience collective. En affirmant que l'Afrique ne demande pas des privilèges, mais la reconnaissance de sa place légitime dans le monde, il nous invite à repenser notre perception des relations internationales et à envisager un avenir où chaque continent peut contribuer équitablement à la paix et au développement global.

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